La Belgique enregistre en 2024, le plus bas taux en matière de natalité depuis 1942. Entre contexte géopolitique, situation économique, choix professionnels, pourquoi les Belges font-ils moins d’enfants ?

©BELGAIMAGE

Des chiffres préoccupants

En Belgique, la natalité ne cesse de reculer. 2024 fut une année alarmante. Le pays a enregistré environ 108.150 naissances, ce qui est 1,9 % inférieur qu’en 2023. Ces chiffres sont ressortis des dernières analyses de Statbel, l’office belge de statistique.

Une diminution généralisée mais variable en fonction des régions

Selon Statbel, la diminution de la natalité est davantage marquée en Wallonie (-3,9%) qu’à Bruxelles et en Flandre, où elle atteint le seuil de 1,1% et 0,9%. L’indice conjoncturel de fécondité est estimé à 1,44 enfant par femme avec des écarts en fonction de la nationalité. L’indice conjoncturel de fécondité (ICF) pour une femme de nationalité belge est de 1,33 et 1,89 pour les femmes de nationalité étrangère comme l’explique Statbel. 

Pour conclure, ce chiffre est le plus faible en région Bruxelloise. En Wallonie et en Flandre l’ICF, atteint des normes nationales.

La natalité baisse mais l’âge de la parentalité augmente

La parentalité arrive de plus en plus tardivement. Selon Statbel, l’âge moyen de la mère au moment du premier enfant est de 31,4 ans en 2024. Du côté des papas ou co-parents, ils accueillent en moyenne leur premier enfant à 34,3 ans.

Comment expliquer ce changement ?

Selon L’Écho, les couples actuels évoluent dans un contexte d’incertitude. Avec les guerres, les attentats en Europe, le changement climatique, il est difficile pour certains de se projeter dans la fondation d’une famille. D’un autre côté, les femmes sont plus actives professionnellement parlant. De plus en plus de jeunes femmes rêvent d’une grande carrière, ce qui est plus compliqué à concilier avec des enfants.

Quelles seront les conséquences pour le monde de demain ?

La première conséquence qui est déjà observée aujourd’hui, c’est la fermeture des classes en fédération Wallonie Bruxelles. Selon RTL Info, la fédération Wallonie Bruxelles a connu, depuis 2015, une baisse de 30 000 élèves. Cette constatation n’est pas sans conséquences car elle impacte de façon cruciale le secteur de l’enseignement. Les écoles doivent réorganiser leur fonctionnement, des classes ferment et à terme, cela impactera l’emploi des professeurs. D’ici 2029, 2000 équivalents temps plein se verront supprimés par manque d’élèves.

Autre conséquence, avec moins de naissances, le pays vieillit plus vite. Selon RTBF Info , la préoccupation majeure pour le moment est d’avoir assez de travailleurs pour payer les pensions de nos ainés. En effet, les travailleurs actifs payent les pensions des retraités. La baisse de la natalité en Belgique marquera dans le futur un écart entre travailleurs actifs et retraités, ce qui pourrait nuire au bon fonctionnement de notre économie. 

« Nous sommes trop sur terre. » est une affirmation donc à prendre avec des pincettes ! En Belgique, la baisse de la natalité devient un enjeu sociétal et économique majeur afin de préserver et garantir un avenir pour les générations à suivre…